Tri Yann : 50 ans de carrière et une dernière tournée pour tout le monde !

En 2019, le groupe nantais Tri Yann fêtait ses 50 ans de carrière et clôturait sa vie de scène par une dernière tournée « Le Kenavo Tour ». En 2020, et pour cause de Corona virus, sa tournée d’adieu n’est toujours pas terminée, et certains concerts ont été décalés en raison des conditions sanitaires. Ayant réservé des places en mars pour un concert à l’Olympia, je dus attendre fin septembre pour assister au concert délocalisé au Palais des Sports, à Paris. Le groupe devait terminer sa tournée par la ville de Nantes, qui le vit naître. Une occasion pour moi de revenir sur l’historique de ce groupe de musique que j’ai écouté sans presque discontinuer depuis mon adolescence.

Festival de Cornouailles, Quimper, 2012.
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Remise en route du SDJ

Après une interruption de quelques jours, la rubrique « Activité » du SDJ est de nouveau disponible. Une mise à jour d’un module ayant échoué, le dit module ne fonctionnait plus sauf à mettre à jour tout le système. La mise à jour du système étant impossible, j’ai du réinstaller un nouveau serveur et migrer les sites existants, ce qui fut un peu long et pénible, surtout sans connexion internet autre que celle de mon téléphone portable sur mon lieu de vacances. Mais le serveur est de nouveau fonctionnel, et le SDJ également. En vous souhaitant une bonne fin d’été à tous.

Rubrique “activité” temporairement indisponible.

La rubrique “activité” du SDJ est temporairement indisponible en raison d’une mise à jour d’un module n’ayant pas correctement fonctionné. Il est donc impossible pour l’instant d’accéder au fil d’actualité. Je vais remédier à ce problème dès que possible. Vous pouvez pour l’instant accéder aux autres parties du site.

En attendant, vous pouvez suivre les nouvelles sur mon blog ici : http://www.gosseyn.net/

Temps exceptionnels

En ces temps exceptionnels de pandémie et de confinement, on ressort parfois les archives et celle-ci date de 2016 et montre les effets de la crue de la Seine à Paris. Un évènement inoubliable car la Seine était vraiment montée très haut.

La mort d’un troubadour

Je n’ai rien publié pour la mort d’Higelin, mais là, Graeme Allwright, qui nous a quitté le 16 février dernier, je me suis dit que je pouvais écrire quelque chose sur lui, parce qu’avec Higelin, ce sont vraiment les deux artistes/chanteurs/musiciens qui ont bercé ma jeunesse. Je m’en souviens particulièrement et je suis attristé par sa disparition, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord parce que c’est un artiste que j’aimais énormément, et dont l’écoute des chansons me fait toujours beaucoup d’effet, comme une étrange musicalité apaisante et calme, un havre de paix. Et en effet les paroles de ses chansons étaient tout le contraire de belliqueuses, et pourtant elles contenaient parfois des critiques à l’encontre de notre société (Petites Boîtes, Qu’as-tu appris à l’école ?). Héritier des années 70, Graeme Allwright a repris beaucoup de titres de la musique folk anglo-saxone de cette époque, et notamment celles de Leonard Cohen, avec un style parfois proche de la country américaine. Son univers est empreint d’une certaine spiritualité caractéristique des années 70. C’est grâce à Graeme Allwright que pour ma part j’ai découvert cette musique là, avec des paroles en français. C’est peut-être pourquoi je préférerai toujours écouter Suzanne par Graeme Allwright que par Cohen lui-même. Quand on est français, on a une culture bien à soi. Graeme Allwright était d’origine néo-zélandaise mais il était français d’adoption. Il a participé activement à enrichir la culture française par son œuvre.

Graeme Allright Quimper 2012

Graeme Allwright au Festival de Cornouailles à Quimper en 2012

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Fête à Moffans en 1972

Le dimanche 21 mai 1972 était celui de la Pentecôte, donc un week-end à rallonge de 3 jours.

Guy Zakarian avait envie de visiter Moffans, ce qui nous convenait parfaitement, Brigitte, Yvonne et moi. Dès lors, munis d’un trousseau de clefs ad hoc, et de frêles bagages à mains, nous entreprîmes la route dans la Fiat blanche de Guy Zakarian.

Le ciel était clair, l’autoroute du sud d’alors jusqu’à Pouilly en Auxois étant vite franchie, nous prîmes la direction de Vesoul via Gray. Toutes les heures, la radio nous informait des prodigieux résultats de la greffe cardiaque du docteur Barnard,  tant et si bien qu’on ne supportait plus l’évocation de son simple patronyme au point du jour.

Au soleil levant, vers 5 heures, nous eûmes le clocher de Moffans en visuel.

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Les Elephants d’Hannibal

Cette année “l’Obs.” n’a pas encore consacré aux marronniers  habituels de la rentrée : le salaire des cadres, les francs maçons et la politique.

Par contre, j’y ai récemment trouvé un article reprenant les spéculations historiques sur une grande énigme : Par quel col Hannibal et ses éléphants ont ils franchi les Alpes pour envahir l’Italie romaine ?

On y retrouve les pistes traditionnelles :

1- La Turbie dans les Alpes maritimes : C’est le point le plus facile à franchir évidemment, mais la visibilité ne permet pas l’effet de surprise.

2 – Le col de Montgenèvre, facile à franchir, 1850 m d’altitude, qui débouche sur la voie Domitia, voie principale de l’époque pour  pénétrer l’Italie.  Ce col est choisi par Tite Live, historien de la Rome antique. Il est né vers 60 avant J.C. L’invasion de l’Italie par Hannibal date de 218 avant J.-C. au début de la deuxième guerre punique. Je ne sais pas comment il légitime son affirmation, mais je pense que, bien  gardé par les légionnaires, ce col ne permet pas non plus d’effet de surprise.

3-  Le col Agnel, qui revendique à Fontgillarde l’insigne honneur d’être l’ itinéraire officiel.

4- Enfin, et là c’est surprenant, le col de la Traversette dont le point de départ est le “belvédère du Viso”.

hannibal-traversant-les-alpes-a-dos-elephant-nicolas-poussinPeinture de Nicolas Poussin (1594-1665)

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Le Tréport : les travaux de forage du parc éolien ont commencé

Cela fait plusieurs années déjà que nous entendons parler de ce projet de parc éolien au large du Tréport. Nous nous sommes établis au Tréport en 2014, alors que le projet était déjà lancé, mais déjà il faisait polémique auprès des habitants et des pêcheurs, dont le travail et les ressources seraient menacées.

Mais c’est cet été, lors de notre visite de fin juillet, que nous avons remarqué un objet flottant au loin, et il avait l’air assez énorme, quoique nous n’arrivions pas clairement à le distinguer. Il s’agit apparemment de la plateforme “Excalibur”, censée procéder au forage marin permettant la pose des éoliennes du projet “Eoliennes en mer – Dieppe Le Tréport”.

Eoliennes excalibur (photo)

La plateforme excalibur

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« Mon » 10 mai 1968

C’était un vendredi matin comme un autre, maussade. La pendule de l’entrée, toujours exacte, marquait 8h15. J’ajustais devant la glace mon nœud de cravate, j’aplatissais quelques mèches rebelles de ma toute naissante coupe Bob Dylan (version acoustique) pour sortir regagner mon bureau de la rue Guillaume Tell.

Sombre bureau dans lequel s’entassaient une quarantaine de bonshommes. Dès le matin, la fumée des cigarettes envahissait la vaste pièce. Chacun avait sa clope au bec. C’était la seule chose autorisée par le magnanime patron. La discussion n’était pas encouragée, exception faite lorsque les filles du bureau voisin grimpaient à l’échelle à la recherche de quelques archives en haut des étagères ; alors, les propos grivois entrecoupés de rires gras ne souffraient pas de réprimandes du chef perché sur son estrade. Nous n’avions que deux calculatrices à manivelles à se partager, cela aussi faisait débat, parfois houleux, mais toléré. Tête dans les dossiers, bouche bée. Soumis, silencieux.

J’attaquais donc les dernières heures des 48 à fournir pour la semaine, avec un sourire intérieur :

Ce soir à la mutualité, il y aurait le gala du Monde Libertaire. Léo Ferré interprèterait son récital en fin de spectacle. Après celui-ci, quelques habitués attendraient que la salle se vide. Léo reviendrait alors sur scène, se poserait sur le siège devant le piano, et nous nous regrouperions autour de lui pour échanger, comme nous le faisions depuis quelques années. Moment de convivialité rare et intense.

1966-67 Leo gala FA1967 Gala F.A. photo Guy Zakarian

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L’exposition universelle de Bruxelles 1958

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Le 14 avril 1958, voici donc soixante ans, était inaugurée l’exposition de Bruxelles. Elle avait été construite sur le site du Heysel dans la banlieue de la capitale belge. 43 pays étaient représentés et elle accueilli 42 millions de visiteurs. Elle avait nécessité un profond remaniement urbanistique dans la ville elle même pour la rendre accessible à l’automobile, mais aussi de développer le chemin de fer urbain. La transformation de la ville était aussi importante que celle que Paris avait connu pour l’exposition universelle de 1889 avec l’érection de la tour Eiffel. Lire la suite